Les comptes de l'Etat Français

2ème volet : Compte de l’Etat (APUC) et organismes d’administration centrale (ODAC)

 

Les comptes de l’Etat (APUC) 2016

Dans les comptes de l’Etat (APUC-ODAC), nous retrouvons au bilan un total actif net de 978 Mds € et un passif (hors situation nette) de 2 181 Mds € pour 2016. La situation nette est donc négative avec notamment les pertes cumulées des années précédentes pour 1 474 Mds €. Les principaux postes à relever dans ce bilan sont notamment :

  • Actif immobilisé : 830 Mds €
  • Dettes financières - Titres négociales : 1 638 Mds €

Au niveau du compte de résultat, voici le détail des taxes perçues de l’Etat (APUC-ODAC) pour l’exercice 2016 détaillé par taxe perçue pour un total de 305 Mds €.

 Recettes de l'Etat 2016

A ces taxes perçues, il faudra ajouter les produits de fonctionnement (67 Mds €), les produits d’intervention (36 Mds €) et les produits financiers (26 Mds €) pour arriver au total des recettes pour l’Etat (APUC-ODAC) pour l’année 2016 soit 433 Mds € auxquelles il faut ajouter 7,8 Mds € d’amendes et pénalités.

Concernant les charges de l’Etat (APUC) pour 2016, on retrouve un total de 497 Mds € auxquels il faut ajouter le reversement de 20 Mds € à l’UE sur notre revenu national brut et notre TVA. Cela fait donc apparaître pour 2016 un déficit public net de 76 Mds €.

 

C’est au niveau des flux de trésorerie que les informations sont sans doute les plus intéressantes. On parle ici des entrées et sorties de liquidités. En effet, au niveau de l’activité « normale » de l’Etat (APUC-ODAC), nous pouvons constater que les décaissements (653 Mds €) sont supérieurs aux encaissements (595 Mds €) et donc que l’Etat (APUC-ODAC) a un besoin de trésorerie net lié à cette activité « normale » de 58 Mds €. Cela est somme toute assez logique quant au regard du résultat net de l’exercice.

Pour financer ce besoin de trésorerie, l’Etat a, théoriquement, deux solutions soit par les opérations d’investissement soit par les instruments financiers.

Les opérations d’investissements correspondent à l’acquisition et la cession d’immobilisations (pour rappel, les actifs immobilisés de l’Etat (APUC-ODAC) sont de 830 Mds €, voir plus haut). Pour l’exercice 2016, l’Etat (APUC) a réalisé un investissement net au niveau de ses immobilisations pour 12 Mds €, cela veut dire qu’elle a acquis des immobilisations de manière supérieure à ce qu’elle a cédé. Donc, le besoin de financement de l’activité « normale » se trouve accentuer et passe à 70 Mds € pour 2016.

 

C’est donc au niveau des instruments financiers que l’Etat (APUC-ODAC) va financer ses besoins de trésorerie. Seulement, l’Etat (APUC-ODAC) doit, préalablement à tout financement, payer les échéances de ses emprunts précédents. Nous retrouvons donc un remboursement des emprunts pour 153 Mds € pour l’année 2016. Ce montant correspond à plus de 49% des recettes de l’Etat (APUC-ODAC). C’est-à-dire que, pour une année normale, 49% des encaissements de l’Etat (APUC) sont utilisées pour rembourser les emprunts passés et cela ne tient bien sûr pas compte des charges qui, elles, sont déjà supérieures aux recettes de l’Etat APUC (voir plus haut).

Nous avons donc 70 Mds € de besoin de financement pour l’activité « normale » et les investissements mais également un besoin de financement de 153 Mds € pour le remboursement des emprunts, cela donne un besoin de financement global de 223 Mds € pour l’année 2016 soit un besoin équivalent à 71% de nos recettes. Pour ce faire, l’Etat (APUC-ODAC) a effectué de nouveaux emprunts pour 217 Mds € ce qui laisse une variation de trésorerie négative pour 6 mds sur la période. Les 217 Mds € empruntés en 2016 ont donc servis à 70% à financer le remboursement des emprunts déjà existants.

 

Le budget de l’Etat (APUC-ODAC) 2018

Pour 2018, le budget de l’Etat (APUC-ODAC) fait apparaître la répartition suivante si on compte les dépenses du budget général et sur comptes d’affectation spéciale (environ 520 Mds d’€) tout en retirant les dépenses de remboursements et dégrèvements d’impôts ainsi que les crédits relatifs aux pensions (environ 165 Mds d’€) :

 Dépenses de l'Etat - budget 2018

L’Etat est l’employeur d’approximativement 1,96 millions travailleurs en France dont plus de la moitié relevant du secteur de l’Education national, l’enseignement supérieur et la recherche.

 

Sources :